Prévention et traitement

Date de mise en ligne : 3 avril 2008 > 17:09
Dernière modification de cet article : 16 octobre 2008 > 12:45

La prévention chez les animaux

Sur le plan animal, les mesures recommandées consistent, dans un premier temps, en une mise en quarantaine des foyers animaux touchés par le virus aviaire. Ensuite, il faut procéder à leur abattage, ainsi que celui des animaux potentiellement exposés au virus.

Afin d’éviter une contamination de ferme à ferme, il est nécessaire d’appliquer rigoureusement des procédures de décontamination du matériel utilisé dans ces fermes (vêtements, voitures...).

Une conférence internationale, sous l’égide de l’OMS, de l’OIE et de la FAO, s’est tenue en juillet 2005 afin de statuer sur les mesures nécessaires pour prévenir la transmission du virus.

Les principales recommandations insistaient sur la nécessité :
-  d’élever les différentes espèces animales séparément, en évitant notamment tout contact entre les volailles et les porcs ;
-  de mener de larges campagnes de vaccination sur ces animaux dans les zones à haut risque de transmission ;
-  d’encourager les éleveurs à signaler les cas suspects de grippe aux autorités, en prévoyant un dédommagement adéquat pour le préjudice financier subi en cas d’abattage.

-  Comment éviter les contacts avec les oiseaux sauvages migrateurs ?

Compte tenu de l’évolution de la situation internationale, la Commission européenne, par décision adoptée le 20 octobre 2005, a demandé à tous les Etats membres de prendre des mesures de confinement des volailles ou la mise en oeuvre de mesures à effet équivalent :
-  Ne pas nourrir ni abreuver les animaux à l’extérieur car la distribution d’aliments peut attirer des oiseaux sauvages. La distribution d’aliments à l’intérieur minimise la promiscuité entre oiseaux sauvages et domestiques, et restreint le risque (estimé très faible par l’AFSSA) de passage de virus entre les espèces sauvages et domestiques ;
-  Eviter d’utiliser de l’eau en provenance de points d’eau à l’air libre et servant au nettoyage et à l’abreuvage des volailles car la survie du virus dans les eaux douces de surface peut être de plusieurs semaines. Les filets de sécurité ne peuvent être considérés comme totalement efficaces car ils peuvent servir de perchoir à la faune sauvage facilitant la retombée de fientes sur les parcours d’oiseaux domestiques.

Les traitements pour les animaux

-  Vaccin

Dans le monde des vaccins existent et sont utilisés lorsque le traitement des foyers de maladie par abattage des volailles présentes et la désinfection des installations n’a pas permis de maitriser la circulation virale.

Dans les zones d’enzootie (là où le virus est installé de façon pérenne) on a alors recours à la vaccination. Elle se pratique en élevage, en particulier au Vietnam, en Chine, en Egypte ; elle présente l’inconvénient notable d’exiger un rappel, un mois après la primo-vaccination.

En toute autre circonstance, la vaccination est interdite notamment dans l’Union européenne, avec une exception notable, les collections des parcs zoologiques, pour lesquelles les mesures de biosécurité sont difficiles à mettre en place.

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En savoir plus

-  Informations pratiques, de l’Institut de veille sanitaire
-  Réponses aux questions les plus fréquentes sur la grippe aviaire, ministère de la Santé
-  Le site de l’AFSSA