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Site interministériel traitant des menaces pandémiques grippales
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Pour prévenir une épizootieLe ministère de l’Agriculture et de la Pêche a pour mission de garantir la santé des animaux d’élevage, en particulier prévenir toute contamination des volailles par le virus de l’influenza aviaire. Sur le terrain, l’action du ministère est relayée par les directions départementales des services vétérinaires (DDSV), fortes de 4 500 agents, aidées pour certaines missions par 8600 vétérinaires praticiens titulaires du "mandat sanitaire". Les laboratoires vétérinaires d’analyses complètent ce réseau dans le cadre officiel de la surveillance des maladies transmissibles à l’homme ou d’autres maladies réputées légalement contagieuses. Ce maillage permet de couvrir l’ensemble du territoire et de disposer d‘un réseau constamment opérationnel. Le ministère s’appuie par ailleurs sur une évaluation scientifique des risques conduite par l’Agence française de sécurité sanitaires des aliments (AFSSA). Le ministère assure également les liaisons avec les instances européennes et internationales, en particulier l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) La protection de la santé animale s’appuie sur un double dispositif : Ce dispositif s’intègre dans le plan gouvernemental de prévention et de lutte contre la "pandémie grippale". Celui-ci distingue différentes situations depuis l’apparition de la maladie chez l’animal jusqu’à l’apparition d’un virus adapté à l’homme. Date de mise en ligne : 13 janvier 2006 > 16:40
Dernière modification de cet article : 30 avril 2009 > 20:58
L’objectif est ici : Une échelle du risque épizootique pour le territoire métropolitain a été établie en fonction de la menace que représente le virus dans l’avifaune sauvage. Elle fait apparaître les 6 niveaux suivants : négligeable 1, négligeable 2, faible, modéré, élevé et très élevé. Les mesures de surveillance et de protection des élevages sont graduées en fonction du niveau de risque, en distinguant les mesures applicables sur l’ensemble du territoire et dans les zones à risque particulier comme les zones humides.
Le niveau de risque épizootique actuel est « Faible » sur l’ensemble du territoire étropolitain ![]() Surveillance des élevages et de la faune sauvage sur le territoire nationalLa surveillance active des élevages Elle est conduite par les services vétérinaires départementaux (4 500 agents sur le terrain) renforcés par le réseau des 1600 vétérinaires titulaires d’un mandat sanitaire. L’objectif est d’évaluer la prévalence des deux sous types les plus à risque (H5 et H7) chez les espèces de volailles présentant la plus grande sensibilité à la maladie et le plus grand risque de diffusion.. Les épizooties passées montrent en effet qu’une souche hautement pathogène peut apparaître de quelques semaines à quelques mois après la circulation dans ces élevages d’une souche faiblement pathogène H5 ou H7. Depuis 2000, la France mène un programme national de surveillance de l’influenza aviaire dans les productions avicoles avec des prélèvements réalisés dans environ 1 000 élevages par an. A partir de 2003, ce programme annuel a été généralisé à l’échelle de l’Union européenne. En 2005, compte tenu de l’évolution défavorable de la situation épidémiologique internationale, il a été décidé de renforcer le plan de surveillance, notamment en augmentant sensiblement le nombre de prélèvements dans les élevages de canards et en élargissant le champ des espèces couvertes (pintades, cailles, tous les élevages de canards reproducteurs, élevages de colverts). La surveillance clinique (ou passive) des élevages Elle est réalisée par les éleveurs et les vétérinaires disposant d’un mandat sanitaire.. Les éleveurs doivent contacter leur vétérinaire en cas de symptômes graves ou de mortalité importanteL’influenza aviaire est une maladie réputée contagieuse qui fait l’objet d’une réglementation qui impose au vétérinaire sanitaire de déclarer toute suspicion auprès de la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV). La suspicion entraîne la séquestration de l’élevage et des prélèvements pour analyses. Les mesures sont levées lorsque tout risque d’infection est écarté. Cette surveillance est renforcée dès le niveau de risque épizootique faible (cf absence de cas en France mais présence de cas dans les couloirs de migration des oiseaux sauvages transitant en France dans des pays voisins de la France métropolitaine). La surveillance active de la faune sauvage Elle est réalisée par des campagnes de prélèvements sur les oiseaux connus comme "réservoirs" des souches faiblement pathogènes (en particulier les anatidés : canards...) ) Ce programme concerne des zones sensibles réparties sur l’ensemble du territoire national (sites de regroupement d’espèces migratrices comme la Camargue, la Loire Atlantique, la Dombe). Il est assuré sous la maîtrise d’oeuvre de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) La surveillance des mortalités (ou passive) dans la faune sauvage Elle se caractérise par la conduite d’analyses en cas de mortalité significative inexpliquée. Compte tenu du risque que semble représenter la faune sauvage dans la diffusion de la maladie, la surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages est renforcée depuis août 2005 avec une mobilisation supérieure dès le niveau de risque épizootique faible (cf absence de cas en France mais présence de cas dans les couloirs de migration des oiseaux sauvages transitant en France dans des pays non voisins de la France métropolitaine). Il fait intervenirles acteurs du réseau SAGIR (ONCFS, fédérations de chasseurs, AFSSA et Laboratoires départementaux vétérinaires). Un protocole entre les ministères de la Santé et de l’Agriculture prévoit des échanges sur la situation épidémiologique mondiale, et l’information immédiate de tous les partenaires quand une souche de virus influenza de sous-type H5 ou H7, pathogène ou non, est isolée. Protection des élevages de volailles et des autres oiseauxAu niveau des frontières Le ministère chargé de l’Agriculture prend, en liaison avec la Commission européenne, toute disposition permettant de limiter les risques d’introduction de la maladie animale dans l’Union européenne. Ces mesures comportent en particulier l’interdiction d’importation d’oiseaux vivants et de produits non traités issus de volailles en provenance de pays infectés par l’influenza aviaire (exemples : plumes non traitées, trophée de chasse,...). En France, les services vétérinaires des 33 postes d’inspections frontaliers français contrôlent la bonne application des mesures communautaires. Sur notre territoire Actuellement, au regard du risque représenté par l’influenza aviaire, les éleveurs doivent respecter des mesures dites de biosécurité pour éviter les contacts entre les oiseaux sauvages et domestiques (arrêté du ministère de l’Agriculture du 24 octobre 2005). Elles consistent à protéger l’alimentation et l’abreuvement des animaux et à ne pas utiliser les points d’eau à l’air libre. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces mesures, l’Etat en concertation avec la filière a initié la rédaction de guides de bonnes pratiques sanitaires pour les élevages de canards fin octobre 2005 afin, d’une part, de réduire le risque de contamination des élevages par les virus d’influenza aviaire et, d’autre part, de fournir des recommandations destinées à améliorer la gestion sanitaire globale des élevages. Par la suite, la rédaction de ces guides a été étendue à toutes les filières de volailles élevées en plein air. Ces guides déclinent les mesures d’hygiène à appliquer en fonction du niveau de risque ainsi que les mesures indispensables à appliquer en cas d’apparition d’un foyer d’influenza aviaire. Par exemple au niveau du risque modéré, les élevages situés en zone à risque qui ne peuvent pas mettre en place les mesures de confinement (ou équivalentes) doivent mettre en œuvre un système de biosécurité comprenant en particulier l’application d’un guide de bonnes pratiques sanitaires. Le système se généralise à l’ensemble des élevages du territoire métropolitain qui ne peuvent pas mettre en place les mesures de confinement ou équivalentes à partir du niveau de risque élevé. Par ailleurs, les rassemblements des oiseaux sont interdits dans les zones à risque à partir du niveau de risque modéré et sur tout le territoire métropolitain à partir du niveau de risque élevé. Des mesures particulières sont appliquées à certaines catégories d’oiseaux comme les pigeons voyageurs, les volailles des basses-cours et les appelants en fonction du niveau de risque. Les oiseaux des parcs zoologiques qui risquent d’entrer en contact avec la faune sauvage sont les seuls à pouvoir être vaccinés de façon préventive actuellement (octobre 2006) en France.
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